La Digital Asset Management démystifiée

Après s’être intéressé à la gestion électronique de documents, nous poursuivons dans la même lancée et nous évoquons, dans cet article, la gestion du contenu multimédia, désignée par l’acronyme DAM.

Nous traiterons dans cet article un aspect bien particulier de la DAM, qui est la gestion d’images et de photos. Nous évoquerons dans un article futur la gestion des vidéos et des sons.

Que veut dire DAM ?

Le Digital Asset Management (DAM), ou la Gestion des Actifs Numériques, désigne l’ensemble des tâches et des décisions, au sein d’une organisation, qui permettent la collecte, la classification, la recherche, la visualisation, le stockage, et la distribution des différents contenus multimédia de l’organisme (photos, vidéos, sons, documents, etc.). Différentes entités logicielles et/ou matérielles peuvent être requises afin de satisfaire ces différentes tâches.

D’autres fonctionnalités sont généralement ajoutées par les éditeurs des solutions DAM pour avantager leurs offres, comme l’implémentation de workflows (généralement de validation), la gestion des permissions et des droits d’images.

D’après cette définition, le DAM constitue donc un des composants essentiels de la gestion du contenu de l’entreprise (ECM).

Certains progiciels Open Source proposent le DAM (NotreDAM, FocusOpen, etc.), d’autres l’intègrent dans leur ECM (Cynapse, Nuxeo, etc.).

Le DAM, Open Source, proposé par Nuxeo est un package qui s’intègre à sa plateforme d’ECM, utilisant les technologies java EE.

Bien que Alfresco se positionne aujourd’hui parmi les solutions ECM les plus complètes, il ne propose pas encore de composante dédiée à la DAM,  alors que certaines des fonctionnalités qu’offre son ECM sont retrouvées dans les DAM standards

Cependant, la version 4.0 d’Alfresco, dont la date de sortie est prévue pour décembre 2011, promet d’inclure l’ensemble des fonctionnalités du DAM.

Comment Indexer les photos ?

Une bonne gestion des photos implique une indexation rigoureuse de ces dernières; en effet celle-ci a l’avantage de faciliter la recherche et l’accès aux photos.

Cependant l’indexation de ces dernières et leur stockage requiert le respect des standards du domaine, spécialement en ce qui concerne les métadonnées qui caractérisent les photos.

EXIF et IPCT sont considérés comme les standards reconnus, définissant les photos numériques.

EXIF (EXchangeable Image File) est un format contenant les informations techniques de prise de vue (équipement, vitesse, ouverture, utilisation du flash, etc.). On peut y associer également des informations de géo-localisation. Ces métadonnées ne doivent pas être modifiées par la suite.

Les balises EXIF sont de type interne: elles sont systématiquement stockées dans l’image.

Quant à l’IPCT, standard de l’organisme du même nom (International Press Telecommunications Council), il permet de fournir des informations sur la photo (le genre, l’endroit, le pays, etc.), sur son contenu (les personnes qui y figurent, sa description, ses mots clés, etc)  son statut (titre, source, copyright, etc.), etc.

Ces informations sont généralement documentées manuellement.

Le stockage des métadonnées IPCT dépend du format de l’image :

  • Elles sont internes aux fichiers JPEG.
  • Elles sont stockées dans des fichiers XMP quand il s’agit de fichier RAW.

Dans la DAM, la récupération de ces deux standards est automatique.

Quels sont les avantages de la DAM ?

La DAM promet les même fonctionnalités que l’ECM, sauf qu’elle est plus destinée à la gestion des contenus actifs que les documents.

Elle offre :

  • Une plus grande capacité descriptive, ceci se traduit par l’utilisation de métadonnées spécifiques aux différents formats actifs, que ce soit celles ajoutées automatiquement (relatives au fichier), ou celles que l’utilisateur choisit d’ajouter lui-même.
  • Une  meilleure adaptabilité pour la gestion des contenus volumineux.
  • Des fonctionnalités de gestion de droits d’auteur, aidant ainsi les utilisateurs à se protéger des poursuites judiciaires dues aux mauvaises utilisations de contenu.
  • La possibilité de consulter des aperçus d’images avant de les afficher dans leur grandeur nature.
  • Des interfaces mieux adaptées à la visualisation des médias (images, vidéos, etc.)
  • Une facilité de distribution des actifs de l’entreprise.
  • Un moindre coût en termes de temps de traitement, d’accès et de recherche des actifs.

Comme introduit ci-dessus, certains fournisseurs de DAM intègrent à leurs solutions d’autres fonctionnalités distinctives.

Nous pouvons par exemple citer l’ajout de la signature des photos, qui permet l’identification des photos identiques ou celles qui se ressemblent. Ceci a pour avantage de rendre la recherche plus facile, et l’abus du droit d’auteur plus difficile.

D’autres proposent aussi un module de retouche photo intégré à leur DAM.

Pour aller plus loin

Pour connaître plus la DAM, ses nouvelles et ses produits, nous vous proposons un ensemble de sites et d’articles de blogs que nous trouvons intéressants.

L’illustration présentée dans cet article est une courtoisie de icondrawer.

Une réponse à La Digital Asset Management démystifiée

  1. Ping : Alfresco au service du patrimoine philharmonique New-yorkais - archiveyourdocs.com | ArchiveYourDocs - Fournisseur de solutions de GED en Tunisie - WORKFLOW - EDITIQUE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>